Un jeune de 14 ans peut également circuler sur la voie publique au guidon d’un scooter 50cc, à condition de posséder le permis AM. Contrairement aux autres permis moto, ce titre n’est pas délivré à l’issue d’un examen national, mais à l’issue d’une formation en auto-école. Le tarif varie fortement selon les établissements, oscillant entre 150 et 400 euros, sans prise en charge par le CPF. Un contrôle renforcé des autorités vise désormais le respect strict de l’obligation de formation, sous peine d’amende forfaitaire. Des différences notables subsistent avec les permis A1 et A2, tant sur l’âge requis que sur les conditions d’obtention.
Permis AM : comprendre son rôle et ses spécificités en France
Le permis AM marque un tournant dans l’indépendance pour les jeunes dès 14 ans. Depuis qu’il a remplacé le BSR, il concerne les scooters, motos 50 cm3 et quelques quads légers. Inutile de préparer un examen national ici : seule la formation en auto-école ou moto-école compte, toutes catégories confondues.
Avant de prendre le guidon, impossible d’ignorer la formalité : fournir une attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) ou, pour les candidats plus âgés, une attestation de sécurité routière (ASR). Ces attestations, obtenues au collège ou dans un centre agréé, confirment la compréhension des règles élémentaires du code de la route.
La formation s’étale sur 8 heures, partagées entre théorie et pratique sur deux journées. Fin de session, pas de stress : aucun passage devant un jury, mais une validation continue par le formateur, qui vérifie tour à tour compréhension, réflexes sur le deux-roues et conduite dans la circulation.
Un point fondamental : le permis AM donne accès uniquement aux 50 cm3. Pour viser une 125 cm3 ou davantage, il faut se tourner vers le permis A1, A2 ou A. Ce cadre vise à responsabiliser dès la première expérience motorisée, tout en collant à la politique de sécurité routière nationale.
À qui s’adresse le permis scooter et quelles sont les conditions pour l’obtenir ?
Le permis scooter, en réalité le permis AM, concerne prioritairement les jeunes de 14 ans et plus qui cherchent une première liberté motorisée. Il cible notamment les scooters et motos de 50 cm3, parfois certains cyclomoteurs quadricycles légers. Avec une réglementation conçue pour limiter les risques, les candidats font leurs premiers kilomètres dans un cadre balisé.
Pour s’engager dans la formation au permis AM, certains documents sont exigés. Il faut d’abord présenter une ASSR de niveau 1 ou 2, obtenue au collège, ou une ASR pour ceux qui en sont dépourvus. Ces papiers garantissent le bagage minimum concernant le code de la route.
La suite ? Un parcours de 8 heures en auto-école ou moto-école, alternant théorie et mises en pratique. Pas d’examen terminal : l’instructeur suit les progrès et donne ou non son feu vert à la fin de la formation. Contrairement à d’autres catégories de permis, la journée défense et citoyenneté (JDC) n’est pas nécessaire ici.
Cet apprentissage cherche à donner des bases solides : savoir manier un scooter, évoluer en circulation et comprendre comment réagir face aux autres usagers. Un tremplin vers une mobilité autonome, sans pour autant brûler les étapes de la sécurité.
Tarifs du permis AM : décryptage des coûts à prévoir en 2024
Le prix du permis AM, aussi appelé permis scooter, varie d’une auto-école à l’autre, selon la région et la structure. Les candidats doivent s’attendre à un tarif compris entre 150 et 400 €. À Paris, atteindre le haut de la fourchette est courant tandis que, dans une petite ville, on peut trouver des forfaits plus abordables. Les tarifs fluctuent selon la réputation de l’école, les charges ou l’intensité de la concurrence locale.
Voici de quoi anticiper concrètement ce qu’il faut prévoir :
- Forfait de formation pour 8 heures : généralement entre 150 € et 400 €
- Frais administratifs : parfois inclus dans le forfait, parfois à part (généralement 10 à 40 €)
- Dépenses annexes : photos d’identité, ASSR/ASR et autres justificatifs à réunir soi-même
Quelques écoles offrent des formules “tout compris” : formation théorique, conduite, gestion des démarches, souvent avec prêt de casque et gants. D’autres réclament l’achat ou l’apport de l’équipement individuel : casque homologué, gants, vêtements manches longues. Avant de signer, mieux vaut vérifier les détails pour éviter les mauvaises surprises sur le budget.
Un autre poste incontournable : l’assurance scooter, exigée même avant la première sortie officielle. Au total, le montant dépendra aussi bien de la moto-école que du lieu et des options que l’on souhaite intégrer. À Lyon, Grenoble ou Paris, la différence se fait sentir.
Permis AM, A1, A2 : quelles différences pour bien choisir selon son besoin ?
Le permis AM cible les 14 ans et plus, limitant l’usage à un scooter ou une moto 50 cm3. Ici, pas de concours de circonstances : la formation de 8 heures et la présentation de l’ASSR ou de l’ASR suffisent. On se cantonne à une puissance restreinte, idéale pour débuter en toute sécurité, avec un accès progressif à la route.
Dès 16 ans, le permis A1 permet de passer à la vitesse supérieure : conduire une moto légère de moins de 125 cm3 ou un scooter 125. La démarche, cette fois, comprend une formation plus poussée, l’acquisition de véritables compétences pratiques et le passage d’un examen officiel. À noter : le permis B détenu depuis deux ans permet aussi d’accéder à la catégorie 125 via une formation spécifique, sans repasser l’intégralité du permis A1.
Enfin, le permis A2 s’adresse aux personnes majeures. Il autorise la conduite d’une moto sans dépasser 35 kW (environ 47,5 chevaux). Pour accéder à toutes les cylindrées, il faut ensuite obtenir le permis A, après deux ans en A2 ou directement à partir de 24 ans. Âge, expérience, type de machine : chaque palier correspond à un niveau d’engagement et à une catégorie précise.
Finalement, choisir son type de permis, c’est décider comment on franchira ses premiers kilomètres, jusqu’à la liberté de la grande route ou l’agilité urbaine. L’itinéraire s’écrit à chaque coup de gaz et chaque choix d’école.


